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 Histoires reliées aux écoles

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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Jeu 10 Mai 2007 - 8:17

Quand je disais méthodes traditionnelles, je faisais référence à la période précédant la réforme. On ne parle plus de compétences, mais d'objectifs.

Selon moi, il y a un juste milieu qui est franchement plus efficace. D'ailleurs, la réforme, expérimentée en Suisse bien avant nous, a été abandonnée parce que les résultats n'étaient pas concluants dans le sens positif du terme.


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kat

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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Jeu 10 Mai 2007 - 8:29

Oui c'est vrai.
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Carole



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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Jeu 10 Mai 2007 - 9:52

Pimentfort a écrit:
Quand je disais méthodes traditionnelles, je faisais référence à la période précédant la réforme.

Ben sûr ! Malgré que l'anecdote soit très réelle, les règles sur les doigts c'était plus une boutade!

Quoiqu'il en soit, on avait intérêt à écrire de la main droite, écrire de la main gauche c'était très provocant pour les maitresses d'école qui y allait de sa règle si tu dérogeais du règlement.

La grosse Carmen !

lol! Kat ...

Je me souviens d'une none en 7 ième année (ce fut la dernière année de la septième d'ailleurs). On avait une none soeur Primeau avec son maudit clapet en bois. La mausus de vieille //@%?/@ ... elle nous faisait chanter à tous les /!@$"$"@ de jours des cantiques + costume obligatoire dans sa classe. Fallait avoir son chapelet pour la prière de fin de journée. On faisait tellement rire de nous par les plus jeunes ... mais elle nous lisait des Bob Morane pour le cour de lecture !!!!! Shocked

Vous souvenez-vous de vos règles de grammaire et vos tables de multiplication apprient par coeur? confused
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Jean Langlois
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Jeu 10 Mai 2007 - 10:52

Pimentfort a écrit:
D'ailleurs, la réforme, expérimentée en Suisse bien avant nous, a été abandonnée parce que les résultats n'étaient pas concluants dans le sens positif du terme.
Quand les fonctionnaires ont commencé à prendre le modèle pour l'appliquer ici il était en vigeur depuis qq années là bas.

Quand ca a fini par aboutir et présenter ici la Suisse abandonnait cette réforme.

Pendant les années de développement de la réforme ici les fons-fons n'ont pas suivi l'évolution de leur modèle Suisse ?

Probablement, mais ils étaient tellement nombreux à vouloir ré-inventer
la roue qu'ils ont fermé les yeux.

En tant que contribuable ma question est donc,: Combien de millions ont été engloutis en salaire dans cette lubie ?
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Jeu 10 Mai 2007 - 20:18

Citation :
RETOUR AUX CHIFFRES

Encore de l'insatisfaction autour du bulletin

Annie Morin

Le Soleil

Québec

Le retour des chiffres sur les bulletins scolaires ne garantit en rien que les parents comprendront mieux comment leurs enfants progressent en classe.

«Le vrai problème, c'est toute l'approche par compétences. Les parents n'ont aucune trace de l'acquisition de connaissances dans le bulletin», déplore Diane Miron, présidente de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ).

Selon elle, il n'est pas plus éclairant de savoir que fiston décroche 75 % plutôt que B sous la rubrique «construire sa conscience citoyenne à l'échelle planétaire» du domaine de «l'univers social» — géographie et histoire en langage compréhensible.

«Il faut que les gens s'enlèvent de la tête qu'il s'agit du même 75 % qu'ils obtenaient à l'époque où ils étaient eux-mêmes à l'école», insiste Mme Miron, qui fait remarquer qu'«au primaire, ça fait des siècles qu'on a des lettres».

Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), juge aussi «très réducteur» le discours du Trône du premier ministre Jean Charest. «Si les intentions du gouvernement pour rectifier le tir sur la réforme se limitent à ça... Pfffff.»

Pas plus tard que la semaine dernière, les syndicats d'enseignants demandaient de «faire le ménage» dans les compétences, de produire un bilan de fin d'année pour identifier clairement les situations d'échec et de permettre — mais pas imposer — le recours aux chiffres.

Il semble en effet que les notes ne manquent pas à tant de gens que cela sur le terrain. Bien que l'ex-ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, ait déjà encouragé le recours aux notes, il n'y a pas eu de levée de bouclier pour exiger le retour des chiffres sur les bulletins.

«Au primaire, ça va bien au moment où on se parle», confirme André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ). Celui-ci affirme qu'il faudra faire vite pour concrétiser les changements à la rentrée. Actuellement, ce sont les conseils d'établissement, donc les écoles, qui ont le dernier mot sur les bulletins. Le gouvernement a-t-il l'intention d'imposer un bulletin national ou de redonner le plein pouvoir aux commissions scolaires?

Jean-Pascal Bernier, attaché de presse de la nouvelle ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, n'a aucune réponse à fournir. «Il y a différents scénarios que le ministère regarde. Mme Courchesne poursuit ses rencontres (de début de mandat) et fera connaître les orientations après.»


http://www.cyberpresse.ca/article/20070510/CPSOLEIL/70510153/5019/CPSOLEIL
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Jeu 10 Mai 2007 - 22:56

Jean Langlois a écrit:
Quand les fonctionnaires ont commencé à prendre le modèle pour l'appliquer ici il était en vigeur depuis qq années là bas.

Quand ca a fini par aboutir et présenter ici la Suisse abandonnait cette réforme.

Pendant les années de développement de la réforme ici les fons-fons n'ont pas suivi l'évolution de leur modèle Suisse ?

Probablement, mais ils étaient tellement nombreux à vouloir ré-inventer
la roue qu'ils ont fermé les yeux.

En tant que contribuable ma question est donc,: Combien de millions ont été engloutis en salaire dans cette lubie ?

J'ai été animatrice et secrétaire d'ateliers pour la Commission des États Généraux de l'éducation à un forum qui avait eu lieu en mai 1996 à l'Université Laval. Nous constations tous des problèmes dans le système d'éducation et une réforme s'imposait. Tout le monde était d'accord.

Toutefois, le modèle de la Suisse s'est effrité et les fonctionnaires québécois ont voulu tout de même expérimenter la réforme en tentant des expériences nouvelles et en se croyant plus fins. Le hic, c'est qu'ils l'ont complexifié à un point tel que même les gens du milieu ne la comprenaient pas. Ça a d'ailleurs pris des années avant qu'elle ne prenne forme.

Les gens du primaire ont été les premiers cobayes et ils ont procédé par essais/erreurs. Il y a eu certaines réussites, mais plusieurs échecs également et leurs tentatives en a démotivés plusieurs. Pris dans le tourbillon d'obligations, les profs du primaire espéraient qu'arrivée au secondaire, la réforme serait contestée par les profs. Ce n'est pas arrivé parce que nous aussi, on y a été forcé. Des interventions ont certes ralenti le processus, mais on devait s'investir dans la réforme.

Personnellement, il y a belle lurette que j'utilise les méthodes prescrites par la réforme et je ne suis pas la seule (apprentissage à partir de leurs connaissances, travail d'équipe, élaboration de projets, développement de leurs compétences, blablabla), mais les méthodes traditionnelles ne doivent pas pour autant être mises au rancart (cours théoriques, acquisition de connaissances, exercices et corrections...).

Maintenant, on doit évaluer l'élève par des échelles des niveaux de compétences. Les parents s'y perdent et les profs se grattent la tête souvent pour se questionner sur sa validité. Pendant la première étape, on évaluait suivant le modèle traditionnel (le sommaire comptait et les notes étaient en pourcentage). A la seconde, en plein milieu de l'étape, on apprend que le bulletin sortira suivant des compétences et exceptionnellement, notre école retiendra les notes en pourcentage. A la 3e étape, le sommaire ne compte plus (donc les 2res étapes étaient bidons!) et seuls, les chiffres des échelles de niveaux de compétence feront en sorte que l'élève passe son année ou pas. Généralement, si un élève s'en est bien tiré aux 2res étapes, il devrait en principe passer son année scolaire. S'il a eu des difficultés et qu'il redouble d'efforts, il peut passer, puisque le sommaire est éliminé. Les niveaux de compétence sont chiffrés de 1 à 5; 1 étant le plus bas niveau, le 3 étant le seuil acceptable de passation et les échelons supérieurs, des élèves rares et bourrés de talents!

On apprend aujourd'hui que les notes en pourcentage seront maintenus. Que nous réserve septembre?

Le prix que ça a coûté? Sûrement déprimant au total... et personnellement, je trouve qu'on a gaspillé non seulement du fric, mais une génération d'étudiants...


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Jean Langlois
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Ven 11 Mai 2007 - 10:26

Alors que j'étais au primaire on avait décidé de réformer l'enseignement du francais. On apprenait à écrire au son si je me souviens bien.
La première fois que j'avais pratiqué mes parents étaient parti à rire.

Fini l'intérêt pour le francais écrit à partir de là pour moi..

Combien de générations d'écoliers ont été sacrifiées à l'hôtel des fonctionnaires afin qu'ils justifient leur emploi. Comment expliquer que depuis la réforme Parent le ministère de l'éducation ne fait que grossire en budget et en employés ? Pourquoi ?
Il y a de moins en moins d'enfants et de moins en moins d'écoles !
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kat

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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Ven 11 Mai 2007 - 10:32

Moi c'était la méthode du sablier...ma soeur elle, l'association d'images et de mots....elle a jamais su écrire son français!

Je me demande si les fonctionnaires ne font pas volontairement ces changements de programme pour scrapper l'enseignement et produire des sujets de plus en plus mauvais.
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Jean Langlois
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Ven 11 Mai 2007 - 11:12

Merci pour vos explications Pimentfort.
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Ven 11 Mai 2007 - 11:41

Citation :
Comment expliquer que depuis la réforme Parent le ministère de l'éducation ne fait que grossire en budget et en employés ? Pourquoi ?
Il y a de moins en moins d'enfants et de moins en moins d'écoles !

C'est normal que depuis le Rapport Parent, la démocratisation de l'enseignement ait dû faire grossir les structures permettant de gérer cette hausse énorme de clientèle. Pour concrétiser ce projet, ça prenait du budget. On permettait maintenant à tous et à toutes surtout, d'avoir un enseignement de plus grande envergure. Les filles en ont largement profité et en grand nombre, elles ont intégré l'école et à tous les niveaux du cursus scolaire. Ça, c'est un plus, puisqu'auparavant, seule l'élite du Québec, et majoritairement des garçons, pouvaient se prévaloir d'un enseignement supérieur avec tous les avantages sur le plan social, financier et personnel que ça peut rapporter.

Par contre, il est vrai que la bureaucratisation de l'éducation a pris une envergure monstre qui a fait d'elle un système lourd et coûteux à outrance. Il ne faut pas oublier aussi qu'à cette époque, la religion avait le pied pesant dans le système scolaire et ça a fait place à la formation de 64 commissions scolaires régionales au Québec de 55 commissions scolaires catholiques et de 9 protestantes. Les écoles se sont multipliées comme des petits pains chauds parce que le taux de natalité était élevé.

Avec la dénatalité qu'on connaît depuis une quinzaine d'années, les écoles sont vidées (sans compter la plus grande compétition des écoles privées qui fait descendre le nombre d'élèves dans les écoles publiques), et on en vient à devoir fermer des écoles parce qu'elles coûtent une fortune à entretenir. Ou du moins, on tente de leur trouver une autre vocation pour les rentabiliser.

Je vais me taire sur le coût des fonctionnaires au Ministère qui prennent des décisions alors qu'ils ne savent absolument pas comment ça se passe sur le plancher des vaches, soit dans les écoles. Des pelleteux de nuages qui auraient avantage à venir voir comment ça se passe dans une classe, ne serait-ce qu'une semaine par année pour valider leurs beaux projets...


Site intéressant :

http://www.mels.gouv.qc.ca/rens/brochu/histori.htm


Dernière édition par le Ven 11 Mai 2007 - 15:37, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Ven 11 Mai 2007 - 11:54

Citation :
Le vendredi 11 mai 2007


Une enseignante poursuit des médias pour sensationnalisme

Presse canadienne

Shawinigan

Critiquée sur la place publique pour avoir isolé un enfant dans un espace en retrait dans sa classe, une enseignante de Shawinigan poursuit plusieurs médias pour 260 000 $.

La jeune femme, qui enseigne à l’école Saint-Paul de Shawinigan-Sud, dit qu’elle a été humiliée par la façon dont certains journalistes ont décrit ses actions cet hiver. Elle déplore que les médias intimés, la Corporation Sun Media, le Journal de Trois-Rivières et le Journal de Québec, n’aient jamais tenté de communiquer avec elle pour apporter un éclairage différent à l’incident.

Jugeant avoir été victime de plusieurs allégations fausses et d’un traitement journalistique sensationnaliste, elle réclame 60 000 $ pour dommages moraux et 200 000 $ pour dommages exemplaires. Le syndicat l’appuie dans sa démarche.



http://www.cyberpresse.ca/article/20070511/CPSOLEIL/70511088/5019/CPSOLEIL
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Sam 12 Mai 2007 - 8:30

Citation :
Le vendredi 11 mai 2007


Une enseignante poursuit deux journaux de Sun Media

Richard Hénault

Le Soleil


L’enseignante dénoncée en février pour avoir prétendument confiné un élève à un enclos pendant plus d’un mois intente une poursuite de 80 000 $ contre le Journal de Québec, le Journal de Trois-Rivières et quatre de leurs journalistes.

Dans sa requête déposée au tribunal, Ariane Gagnon, l’enseignante de quatrième année d’une école de Shawinigan-Sud, rappelle qu’après avoir épuisé toutes les stratégies possibles pour améliorer la concentration d’un élève éprouvant de graves difficultés, elle avait aménagé pour lui un « espace de retrait » dans la classe. Il y avait accès durant de courtes périodes lorsque le groupe d’élèves devait effectuer silencieusement du travail individuel.

Cet espace était constitué d’un paravent de treillis et l’élève pouvait en sortir en tout temps pour rejoindre ses camarades ou son enseignante. La demanderesse soutient qu’elle ne dérogeait pas des pratiques et des conseils de son directeur, de la commission scolaire et des personnes ressources de celle-ci.

Or, en février, le Journal de Québec titrait : « Enfant turbulent confiné dans un petit coin depuis un mois ». Le journaliste écrivait dans son article : « Une enseignante l’a confiné à un “enclos” afin qu’il ne dérange plus les autres élèves. »

Le même jour, le Journal de Trois-Rivières, propriété de Corporation Sun Média comme le Journal de Québec, titrait : « Écolier de 9 ans isolé en cage ». Une photo illustrait l’« enclos » mais, selon Mme Gagnon, elle ne permettait pas de voir qu’il n’y avait ni toit ni mur à celui-ci.

Une semaine plus tard, le même journal titrait: « Le petit Félix a-t-il été maltraité par son enseignante ? » Selon Mme Gagnon, les articles litigieux étaient truffés de sous-entendus et ils contenaient plusieurs commentaires faux et diffamatoires que la mère et le beau-père de l’enfant auraient faits.

L’enseignante mentionne que, humiliée, troublée et déstabilisée, elle a vu sa santé psychologique subir de lourds dommages à la suite de la publication de ces articles. Elle dit avoir essuyé l’opprobre de la population, à tel point que des menaces ont été laissées dans la messagerie vocale de l’école.

La demanderesse soutient dans son action que les défendeurs ont « heurté de plein fouet les obligations de rigueur journalistique ». Aussi considère-t-elle qu’ils ont commis une faute professionnelle car leur recherche d’informations était volontairement incomplète et tendancieuse.



http://www.cyberpresse.ca/article/20070511/CPSOLEIL/70511272/6584/CPSOLEIL
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Sam 12 Mai 2007 - 9:36

Citation :
Le samedi 12 mai 2007


Pas les notes chiffrées, le problème, mais les «compétences»

Marie-Christine Côté

Enseignante
Québec


(À Jean Charest et à Mario Dumont)

La nouvelle vient de tomber comme une bombe : les bulletins redeviendront chiffrés à compter de septembre 2007 pour favoriser une meilleure compréhension des parents. Non seulement ce projet me scandalise-t-il puisqu’en aucun cas ici, les principaux acteurs auprès des élèves – les enseignants — n’ont été consultés, mais l’implantation des bulletins chiffrés est une totale absurdité dans la réforme scolaire.

Changer des cotes (lettres) par des chiffres n’aidera en rien les parents à mieux s’approprier le bulletin. Ce ne sont pas les cotes qui rendent ridicule notre bulletin scolaire actuel, mais le libellé des compétences qui n’est ni clair ni détaillé. L’utilisation des chiffres n’offre donc aucun avantage et, en outre, ne respecte le concept de compétence au cœur de la réforme.

Ce concept, qui est le fruit de longues études prouvant que l’acquisition simple de connaissances (facilement chiffrable effectivement) ne favorise pas le transfert et l’application de ces dites connaissances, semble mis de côté dans les questionnements au Parlement. Comment se fait-il qu’en quelques jours, M. Charest décide de modifier les bulletins pour des bulletins chiffrés alors que depuis quatre ans, les enseignants requièrent des modifications, notamment une précision au niveau des libellés de compétences et l’ajout de «+» et de «–» aux lettres, et qu’ils ne sont pas entendus.

Il devient si compliqué de proposer des changements dans chaque école, de passer par les divers comités pour être approuvés, que les enseignants lâchent prise et mettent l’accent sur leurs élèves, sur ceux dont les apprentissages les préoccupent et pour qui on ne compte plus le temps investi. Mais aujourd’hui, le temps est grandement venu de réagir, car les bulletins chiffrés n’enchantent pas la plupart des enseignants, qui ont à cœur la réussite des élèves dans leurs diverses compétences.

Une formation qui déstabilise

Depuis qu’elle est en vigueur, la formation par compétences en déstabilise plus d’un. Cette dernière n’est assurément pas parfaite, mais elle apporte un éclairage nouveau intéressant. Contrairement à l’éducation des générations précédentes, le développement de l’enfant, dans cette école de pensée, n’est pas simplement axé sur l’apprentissage du plus grand nombre de connaissances. Bien sûr, les connaissances sont primordiales. Je crois pertinemment qu’on ne doit pas négliger les exercices pouvant faciliter l’appropriation de techniques.

D’ailleurs, on n’enseigne pas moins de règles de grammaire ni de notions en mathématique. On l’enseigne simplement différemment, afin que les enfants développent leurs compétences et qu’ils puissent les mettre en relation les unes avec les autres. À quoi sert-il d’apprendre plusieurs éléments qu’on oublie dès l’examen passé ? La notion d’examen devient inutile en évaluation.

Oui, les enfants sont évalués, mais dans leur progression, selon les travaux qu’ils effectuent chaque jour. Ainsi, ces compétences ne peuvent être évaluées comme le sont les connaissances factuelles en économie ou comme le seraient des événements historiques, par exemple. Il est impossible d’évaluer de la sorte des compétences comme lire, écrire, communiquer, résoudre des problèmes, car ce sont des processus. Mettre une note chiffrée sur un processus, c’est oublier que l’enfant est parti d’un point et s’est rendu à un autre.

Une moyenne absurde

Il devient totalement absurde de faire une moyenne de ces réalisations en cours d’étape, ou pire, de prendre les deux derniers examens et comptabiliser le nombre de points obtenus, sans tenir compte des facteurs extérieurs (état physique et psychologique de l’élève lors de cette journée, niveau de difficulté de l’évaluation, nombre de points attribué pour une question en particulier, etc.). L’évaluation des compétences se fait plutôt en analysant les progrès et les défis de l’élève, qu’on connaît bien pour le côtoyer tous les jours.

Plusieurs évaluations notées ne valent pas le temps passé auprès de lui, à le guider dans sa compréhension, à l’aider à s’améliorer, à discuter avec lui de ses forces et faiblesses, à lui poser des questions afin de vérifier jusqu’où il est capable d’aller. Des évaluations et travaux annotés de commentaires parlent davantage qu’un 34/40. Un élève peut avoir beaucoup de difficulté avec une notion en début d’étape et bien réussir en fin d’étape. L’évaluation de sa compétence n’est donc pas la moyenne des deux notes, mais bien la prise en compte de ce progrès et ce dernier n’est pas chiffrable! Il est interprétable comme quoi l’élève rencontre les objectifs requis (B), les dépasse (A), les rencontre avec du soutien (C) ou n’y arrive pas (D).

Une uniformité est vivement souhaitée, tout comme un bulletin qui dit réellement où en est l’enfant, avec des cotes qui permettent les + et les -, comme à l’université (sans pour autant faire correspondre une note chiffrée à chacune des cotes). Des cotes qui ne sont pas que le reflet de résultats chiffrés obtenus dont on a fait la moyenne. Des cotes qui disent que l’enfant, à ce moment de l’année, réussit la plupart de ses structures de phrases, mais doit poursuivre son travail afin de mieux maîtriser les accords de verbes.

Je mets le ministère de l’Éducation au défi : donnez-moi une semaine, avec quelques collègues de différentes commissions scolaires et je vous refais ce bulletin pour qu’il soit compris de tous et qu’il soit facilement utilisable pour les enseignants. Pourquoi, encore une fois, écarter les enseignants de ce qu’ils connaissent le mieux ? C’est encore une fois, témoigner un manque de confiance en notre jugement, dévaloriser notre profession, qui vise pourtant le bien des enfants.



http://www.cyberpresse.ca/article/20070512/CPSOLEIL/70511085/5019/CPSOLEIL
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Carl Fiset



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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Sam 12 Mai 2007 - 20:37

C'est drôle. Lorsque l'UL a fait changer ses cotes aux bulletins avec des + et des -, j'avais pas trouvé que cela avait réglé grand-chose au niveau de la précision et de la signification de la note par rapport à un bulletin avec juste des lettres. D'autant plus qu'à l'université, un A+ peut vouloir dire 95 % et plus dans un cours, et 90 % et plus dans un autre, et tout ça à l'intérieur d'un même programme bien souvent.
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MessageSujet: Re: Histoires reliées aux écoles   Mer 16 Mai 2007 - 16:15

Citation :


Le mercredi 16 mai 2007


Une école verte à Limoilou


Une esquisse de la future école Grande-Hermine. La construction débutera en juillet et devrait être terminée le 20 décembre. Les élèves l'occuperont au retour des Fêtes.


Annie Morin

Le Soleil

La nouvelle école primaire du Vieux-Limoilou promet d'être verte comme pas une.

Selon ses concepteurs, elle sera la première au Québec à être enregistrée au Conseil canadien des bâtiments durables. Ceux-ci visent également la certification LEED-NC (pour Leadership in Energy and Environnemental Design — nouvelles constructions), que l'on pourrait comparer à une norme ISO écologique.

Plusieurs critères permettent d'aspirer à cette reconnaissance, dont un système de récupération de chaleur engendrant des économies d'énergie, la priorité accordée à la lumière naturelle, l'utilisation de matériaux régionaux, à contenu recyclé et à faible émission de contaminants, la gestion des déchets pendant la construction et l'importance des espaces dévolus au recyclage par après.

«À court terme, construire un bâtiment comme celui-là coûte de 2,5 à 5 % plus cher», mais dès la cinquième année, la facture supplémentaire est absorbée et les économies d'énergie s'accumulent», expliquait l'architecte François Moreau, de la firme ABCP + Bisson, mercredi, en conférence de presse.

L'école, qui fera 3670 mètres carrés et accueillera 350 élèves de la maternelle à la 6e année, coûtera 6,3 millions $. C'est un de plus que ce qui avait été prévu initialement, mais la surface du gymnase a été doublée.

La construction débutera en juillet et devrait être terminée le 20 décembre. Les élèves, qui ont été relocalisés dans les écoles Stadacona et Saint-Fidèle pendant les travaux, l'occuperont au retour des Fêtes.

...

http://www.cyberpresse.ca/article/20070516/CPSOLEIL/70516141/5019/CPSOLEIL
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