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 Finir dans un pot de Cheez Whiz?

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MessageSujet: Finir dans un pot de Cheez Whiz?   Sam 7 Juin 2008 - 6:28

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Le samedi 07 juin 2008

LA RÉVOLUTION FUNÉRAIRE AMORCÉE

Finir dans un pot de Cheez Whiz?

Noémie Larouche

Le Soleil

Collaboration spéciale

Québec

Imaginez la scène. L’action se déroule autour d’une table, à laquelle sont assis trois acteurs qui incarnent leur propre rôle. Les protagonistes, qui ignorent tout les uns des autres, sont con-traints (suivant le scénario) d’engager un sujet généralement peu populaire entre convives, celui de leurs propres funérailles.

Après un long moment de malaise, France Boisvert, copropriétaire d’une entreprise d’urnes et de cercueils écologiques, brise enfin la glace : « Je crois que je choisirais la crémation. C’est plus respectueux de l’environnement. J’aimerais aussi qu’il y ait une salle écologique avec de l’eau, des fenêtres, de la lumière, des plantes, mais surtout pas de fleurs.»

Enhardi par cette description pittoresque, son voisin de table, Stéphane Lessard, architecte et créateur du site Eterweb, sorte de cimetière virtuel, ose à son tour :

« Moi, j’essaie de faire des petits vidéos tous les deux ans, sur lesquels je dis où j’en suis, ce que je veux faire et ce que j’ai réussi à réaliser. J’aimerais que toutes ces séquences soient présentées au salon », confie-t-il.

Un goût amer

« Eh bien, s’étonne Serge Gagnon, dont le père est subitement décédé il y a quelques années et à qui l’expérience des salons funéraires a laissé un goût amer, en ce qui me concerne, c’est des fla-flas. Je pourrais très bien finir dans un pot de Cheez Whiz! »

Certes, France, Stéphane et Serge n’ont jamais échangé sur la façon dont ils entrevoyaient leurs funérailles. N’empêche, cette tablée fictive est éloquente quant aux relations que l’homme entretient avec la mort. Banalisée, personnalisée, humanisée ou numérisée, la mort d’aujourd’hui, bien que l’issue soit identique à celle d’hier, serait, selon certains, en pleine révolution.

Des processions suivies par webcam, propulser les cendres du défunt dans l’espace, en faire un diamant, décorer le salon funéraire en cache de pêche, être exposé à côté de sa moto, organiser une cérémonie dans un club de golf; aujourd’hui, les funérailles ont pour seules limites celles de l’imagination et des moyens.




Dès les années 70, mon père parlait qu'à son décès, il souhaitait qu'on lance ses cendres à bord d'un petit avion, un Cessna, au-dessus des chutes Montmorency. Décédé au mois de novembre de 1999 c'est par une journée très venteuse que nous avions dû nous résigner à lancer ses cendres plutôt par hélicoptère.

Comme le vent était fort et qu'il y avait des personnes sur la terrasse des Chutes, nous avons finalement dû lancer ses cendres entre l'île d'Orléans et les chutes, en plein centre du fleuve.

L'expérience, bien que triste sur papier, s'est avérée une petite fête dans les airs où nous avions décidé de se promener au-dessus de Québec pendant une heure. L'expérience a été signifiante pour 5 membres de la famille proche.

En fait, mon père faisait partie de cette époque où les prêtres faisaient peur aux chrétiens en leur parlant du diable, de l'enfer et des punitions terribles. Les enfants, même les adultes, en faisaient parfois des cauchemars, tellement ils imprégnaient de peur et de souffrances potentielles les moindres écarts de conduite. Ils recevaient également des religieux enseignants des coups de règle sur les mains s'ils devaient faire une coche mal taillée en classe. Mon père les détestait littéralement et jamais chez nous, la religion a pris l'envergure que l'époque de mon enfance accordait à l'Église habituellement dans les familles québécoises. Je m'en porte très bien!

Une messe, une simple photo de mon père et un bouquet de fleurs à l'Église. Pas d'urne, pas de tombe évidemment (contenants luxueux qui exploitent les gens de la famille déjà fragiles en raison du décès) et une dernière tournée en hélico! J'aime à croire que mon père a été un peu précurseur en matière de funérailles.

Et vous, comment aimeriez-vous finir?
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Julie Thibault



Nombre de messages : 860
Date d'inscription : 18/09/2007

MessageSujet: Re: Finir dans un pot de Cheez Whiz?   Sam 7 Juin 2008 - 13:43

Qu'on lance mes cendres dans le fleuve, à la hauteur du bas st-Laurent. Ensuite, un immense party pour mes proches. Pas de larme, pas d'église et surtout pas de sandwichs pas de croute. Que bonnes bouteilles et de la bonne musique.
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MessageSujet: Re: Finir dans un pot de Cheez Whiz?   Lun 9 Juin 2008 - 7:06

J'adhère aussi à l'idée du party ! Disco SVP. C'est de mon époque et ça demeure entraînant. Et puis, BBQ, si c'est l'été, mais pas de hot dog! Je déteste!
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MessageSujet: Re: Finir dans un pot de Cheez Whiz?   Lun 9 Juin 2008 - 7:07

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Le dimanche 08 juin 2008

LA RÉVOLUTION FUNÉRAIRE AMORCÉE

Accommodements funéraires


À Québec, les musulmans ne disposent pas encore de cimetière à eux, et souhaitent souvent être enterrés dans un cimetière musulman de Laval.
Photothèque Le Soleil

Marc Allard

Le Soleil

Québec

Quand on leur parle d’accommodements raisonnables et de la «crise de perception» diagnostiquée par les commissaires Bouchard et Taylor, les directeurs d’entreprises funéraires québécoises ne peuvent s’empêcher de sourire.


Chaque jour, ils doivent s’adapter à un Québec multiculturel — aux musulmans qui veulent un endroit pour laver eux-mêmes leurs défunts, aux juifs qui exigent des cercueils sans métal, aux Asiatiques qui aiment qu’un espace du cimetière soit aménagé selon les principes du feng shui, et ça continue.

Or, jusqu’à maintenant, pas de crise à l’horizon. Depuis plusieurs générations, les propriétaires de salons funéraires ont appris à composer avec les rites funéraires des immigrants.

«Les accommodements raisonnables, c’est pas nous autres qui avons inventé ça, mais pas loin», dit Yvan Rodrigue, président des maisons Lépine Cloutier et d’Urgel Bourgie.

Lorsque la majorité des Québécois était encore catholique et pratiquante, les salons funéraires connaissaient moins les autres rites religieux, comme ceux des bouddhistes, souligne Vanthai Vu, de l’Ordre bouddhique Tu Quang, dans la métropole. «Mais aujourd’hui, assure-t-il, ils connaissent tout ça.»

Incontournable marché

Au Québec, les communautés culturelles forment 11 % de la population. Un marché incontournable pour les salons funéraires.

«À Montréal, par exemple, ils se battent pour avoir la communauté italienne, parce que les Italiens font de grosses funérailles, dispendieuses, avec beaucoup de fleurs…», illustre Alain Leclerc, directeur général de la Fédération des coopératives funéraires du Québec (FCFQ).

Mais même si le luxe des cérémonies varie d’une culture à l’autre, les salons funéraires convoitent toutes les communautés, qui ont tendance à rester fidèles au même salon, indique M. Leclerc.

Funérailles adaptées aux cultures

Pour les attirer, les maisons funéraires n’hésitent pas à embaucher des conseillers pour chaque communauté, ou presque. Ainsi, la maison funéraire Magnus Poirier propose ses services en 14 langues, parmi lesquelles l’italien, le portugais, l’espagnol, le créole, le vietnamien, le polonais, le russe, l’ukrainien, l’hébraïque et le libanais.

«Quand ça ne va pas bien, t’es pas prêt à faire un effort pour comprendre ce que l’autre dit. T’aimerais ça que ça se passe dans ta langue», souligne le vice-président des opérations chez Magnus Poirier, Marc Poirier.

En plus de parler la langue, les conseillers connaissent évidemment bien leurs rites funéraires et le matériel nécessaire pour les cérémonies. Ils sont aussi en contact avec les prêtres, les rabbins, les moines ou les autres représentants religieux qui chapeautent les cérémonies.

Mais tout n’est pas parfait. «C’est sûr que nous faisons les funérailles adaptées aux cultures. Mais je suis passablement sûr qu’on ne fait pas ça totalement comme ça se déroule dans leur pays. Il y a une adaptation de leur côté », remarque M. Poirier.

Les musulmans

À Québec, par exemple, les musulmans ne disposent pas encore de cimetière à eux, et souhaitent souvent être enterrés dans un cimetière musulman de Laval.

«Les gens trouvent ça difficile d’enterrer les gens loin de chez eux, surtout quand la famille réside ici à Québec», déplore Mohamed Skimaoui, responsable des funérailles pour le Centre culturel islamique de Québec.

Quant aux musulmans de Québec qui ne sont pas transportés à Montréal après leur mort, la plupart sont rapatriés dans leur pays d’origine, où leurs parents vivent encore et où ils auront droit à une authentique cérémonie, note M. Skimaoui.

Mais comme les rapatriements coûtent cher — entre 15 000 $ et 25 000 $ —, bon nombre d’entre eux l’incluent dans leur assurance-vie, indique Catherine Pelletier, conseillère en sécurité financière à la caisse populaire Desjardins de Limoilou.

Reste qu’une bonne partie des musulmans de Québec acceptent tout de même d’être enterrés au cimetière La Souvenance, à Saint-Augustin. Pourvu que, dans le cercueil, leur corps regarde vers La Mecque.

Comme vous voulez

Mais qu’importent les conditions, avec le déclin de l’Église catholique et la montée des funérailles personnalisées, les accommodements funéraires sont en quelque sorte devenus la norme, croit Alain Leclerc, le directeur de la FCFQ.

«Le défi des salons funéraires, dit-il, c’est de réinventer les rites funéraires pour correspondre aux besoins précis de chacun. Donc, de recevoir une famille musulmane, hindoue ou juive, ça ne fait plus beaucoup de différence.»

Le président de Lépine Cloutier et d’Urgel Bourgie, Yvan Rodrigue, estime que l’avenir appartient aux lieux de recueillement neutres, dépouillés de symboles religieux. C’est pourquoi, à côté du cimetière Saint-Charles, sur le boulevard Hamel, Lépine Cloutier a bâti avec son salon funéraire une chapelle œcuménique.

Un endroit multiculturel

«La venue des communautés culturelles à Québec, on le voit, on en parle, souligne M. Rodrigue. Ces gens-là n’ont pas de synagogues, n’ont pas de lieux de culte, donc il faut essayer de leur trouver un endroit pour qu’ils soient capables de pratiquer leurs rites. Si je construis juste des petits salons funéraires ordinaires, je les attirerais pas avec ça. C’est pas là qu’ils vont être bien. Alors, on a construit un endroit multiculturel (la chapelle). Ça n’appartient pas à l’Église, ça appartient à nous autres.»


http://www.cyberpresse.ca/article/20080608/CPSOLEIL/80607094/5221/CPSOLEIL
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MessageSujet: Re: Finir dans un pot de Cheez Whiz?   Lun 9 Juin 2008 - 15:57

Citation :
Le dimanche 08 juin 2008

LA RÉVOLUTION FUNÉRAIRE AMORCÉE

Quatre façons de voir la mort

Marc Allard

Le Soleil

Québec

Bien avant que l’expression «accommodements raisonnables» existe, l’Hôpital Laval a demandé en 1995 à André Couture, un professeur d’histoire des religions à l’Université Laval, d’éclairer son personnel soignant sur la façon de voir la mort et les rites funéraires dans les autres religions que le christianisme, dont le judaïsme, l’islam, l’hindouisme et le bouddhisme. Après avoir vérifié dans les livres et consulté les autorités dans chacune de ces religions, le spécialiste a livré le fruit de ses recherches à l’établissement de santé. En voici le résumé.



Les juifs



Chez les juifs, les mourants sont assistés dans leurs derniers moments par un corps de bénévoles de la communauté. Ceux-ci lui lisent des psaumes ou d’autres prières, qui peuvent calmer le croyant qui souffre. Il ne faut pas essayer de bouger la personne, ni même d’ajouter un coussin dans son dos, car les Juifs croient qu’un simple mouvement pourrait précipiter la mort. Pendant les derniers moments, il est interdit de toucher au corps ou de débrancher le patient pour précipiter la mort. Les juifs n’interdisent cependant pas les drogues comme la morphine pour soulager la souffrance. Lors du dernier soupir, on récite une invocation. Après la mort, le corps doit être purifié et revêtu d’habits neufs. L’autopsie n’est cependant pas autorisée, sauf si la loi l’exige, et même alors on fera l’impossible pour éviter que l’on profane en quelque sorte le corps.



Les bouddhistes



Les bouddhistes croient à la réincarnation. Pour eux, les dernières heures sont extrêmement importantes, car c’est à ce moment que se joue la destinée d’une personne. Les bouddhistes croient qu’il se passe alors une étape importante dans la conscience de la personne. Les bouddhistes accompagnent le mourant pendant cette période en récitant des textes qui puissent imprégner son psychisme et l’orienter dans une direction favorable. Ils prient des figures bouddhiques de lui venir en aide. Quand la mort est confirmée, le corps doit reposer sans être déplacé pendant 12 heures. Pendant toute cette période, on continuera à veiller le mort, on récitera des textes sacrés ou on fera jouer des cassettes sur lesquelles ont été enregistrés ces textes.



Les hindous



La plupart des hindous croient qu’après la mort, ils obtiendront une renaissance proportionnelle à la qualité des actions qu’ils auront faites pendant cette vie, ou des actions faites pendant des vies antérieures et qui ne sont pas encore parvenues à maturité. Les hindous croient aux vertus purificatrices de l’eau, en particulier celle du Gange, qui est aussi une eau libératrice. Suivant la tradition particulière à laquelle ils appartiennent, ces hindous croient aussi aux vertus purificatrices de certaines plantes comme la tulsi ou le vilva. Normalement, après la mort, on enlève les bijoux, on lave le corps, et on le revêt de nouveaux vêtements.



Les musulmans



Les musulmans estiment que la vie sur terre est une préparation à la vie éternelle. Les derniers moments ne devraient donc pas être tristes pour le croyant. Les musulmans croient que la souffrance peut racheter les péchés et alléger le jugement dernier. Mais il n’est absolument pas question de provoquer cette souffrance. On laissera la médecine faire tout ce qui est en son pouvoir pour soulager le mourant. L’être humain doit respecter le corps qu’il a reçu et le traiter avec le maximum de dignité. C’est pourquoi les musulmans refusent l’autopsie ainsi que le don d’organes, sauf lorsque la loi l’oblige ou que la personne concernée le souhaite explicitement. Les musulmans aiment que le corps soit propre, parfumé et orné dans les derniers moments. Ils souhaitent fortement que des hommes s’occupent des hommes et des infirmières s’occupent des femmes. Une fois la mort arrivée, on ferme les yeux du mourant et on couvre son corps et sa tête avec une couverture. Il faut traiter le corps avec le maximum de douceur. Quand la mort a été légalement constatée, les musulmans se chargent eux-mêmes d’emporter le corps, de le laver selon les rituels et de faire les prières requises. Au cimetière, les musulmans souhaitent que le corps du défunt soit orienté dans la direction de La Mecque, qui est la direction vers laquelle le croyant se tourne pour faire ses prières.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080608/CPSOLEIL/80607095/5221/CPSOLEIL
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kat

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Date d'inscription : 25/07/2006

MessageSujet: Re: Finir dans un pot de Cheez Whiz?   Jeu 12 Juin 2008 - 7:17

Pas de service religieux pour moi, une cérémonie sobre et courte et si je suis exposée, je veux que ma moto soit à mes côtés! Un party bien sûr et ils mangeront ce qu'ils veulent, j'y serai pas pour bouffer alors....
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